By HMSesthetic on mardi 10 novembre 2015
Category: Fan art

Un artwork sauvage apparaît ! #1

 
Dans cette série d'articles, je vais vous proposer une description et une analyse des splash-arts officiels et des fan-arts. Certaines descriptions sont sérieuses, d'autres un peu moins, il devrait y en avoir pour tous les goûts. Prenez le temps de cliquer sur les images, elles seront accessibles en grande taille.
N'hésitez pas à commenter et critiquer et proposez des splash-art/fan-art si vous voulez que j'en fasse l'analyse. Un strawpoll est également présent pour m'aiguiller.
 
Vi démon
 
Avec le titre du skin, on sait à quoi s'attendre. Nous n'avons pas ici une Vi démoniaque, sorte d'humain steampunk corrompu, comme pourrait l'être Tryndamere, mais bel et bien un démon, véritable engeance du mal qui a choisi de s'incarner sous les traits de Vi.
 
On retrouve cet esprit dans son splash-art. Un vrai démon se présente à nos yeux, dans un environnement chaotique, infernal. Tel un ange déchu, ses cornes ont poussé et ses ailes se sont ternies, ne laissant qu'une peau rougeoyante et serpentine. Sa peau est également devenue violacée, comme pourrait l'être celle d'un mort, privé d'oxygène et bleuissant.
 
Ce démon reste cependant Vi, cet agent de police aux gants d'aciers. Elle garde sa frange et sa couleur de cheveux extravagante et en contraste avec le reste de son accoutrement. On la reconnaît aussi à son tatouage sur la joue qui se retrouve trois fois sur sa cuisse gauche, créant ainsi un VI VI VI ou 666, signe « de la Bête », du diable. Ses gants ont changé également, ils s'apparentent à une bouche de pierre, l'entrée des enfers ? Peut-être, en tout cas, ils ne sont pas là pour nous faire des câlins.
 
Sa posture reflète aussi son aspect de démon. Elle est décidée à en découdre, a baissé ses lunettes et veut nous effrayer, nous devons mourir avec le souvenir de son regard. Elle a fini de charger Brise-Coffre et s’apprête à nous sauter dessus pour nous fracasser avec sa Force Excessive. Elle vient avec tellement de violence que le sol sous ses pieds se désagrège dans une lumière violacée.
 
L'inspiration pour ce skin vient évidemment du personnage de comics Hellboy crée par Mike Mignola, confirmé par Riot KateyKhaos ici Mais l'idée d'un simple diable, comme il est habituellement représenté sur la carte XV du tarot ou celui au fond des Enfers sur la carte de Botticelli, est certainement un point de départ pour l'artiste.
 

 
J'aime beaucoup ce splash-art. L'artiste a porté un grand souci aux détails, il a flouté l'environnement pour que le regard se focalise sur Vi (et sa poitrine dont Sona n'est pas jalouse) et le résultat est excellent pour faire la promotion de ce skin. 
 

Lollipoppy

 
Un bel exemple de l'humour philidiaque dont Riot Games nous fait parfois preuve ( je passerai sur Molulusque et Ekkolier), quel magnifique jeu de mots entre "lollipop" ( la sucette) et Poppy, la petite yordle bleue. Je ne préfère pas proposer de traduction française pour ce skin, on pourrait arriver à pire. Bref, l'histoire de ce skin ne débute peut-être qu'au début d'une session de blagues entre Rioters sobres.
 
Quelle merveille s'offre donc à nos yeux ? Une fillette, aux grandes oreilles, aux cheveux bleus divisés en deux couettes et au visage gracieux. T-shirt rose bonbon, pantalon chocolat blanc et chaussures cerise, Lollipoppy est un cupcake vivant. Néanmoins, cette sucrerie n'est pas à croquer. Elle s'est armée de son fidèle Whomper, le marteau transformé en sucette et de son bouclier chocolaté, estampillé Riot. Assise dans une prairie de sucre, baignée de soleil, elle ne nous a pas attendus pour dévorer son arme, ce qui lui a conféré un regard hypnotisant. Ne la fixez pas dans les yeux, vous tomberez amoureux ( ou diabétique, au choix) !
 
Vous l'aurez peut-être remarqué, mais cette jolie petite Poppy a un costume identique à celui d'un personnage de votre enfance. Un champ de confiserie, une rivière de chocolat, cela ne vous rappelle rien ? Spoiler, notre chère Poppy n'est en fait que le cosplay de ces Oompa Loompa du film "Willy Wonka and the Chocolate Factory" de Mel Stuart en 1971 (et non pas celui de Tim Burton), inspiré du livre de Roald Dahl. Ce modèle d'Oompa Loompa a d'ailleurs été parodié dans Futurama avec les Grunkalunka.
 

 
Esthétiquement parlant, ce n'est pas une grande œuvre d'art. Néanmoins, elle s'inscrit dans la même veine que les splash-art de Professeur Ryze ou de Panthéon Persée. Les traits sont très peu accentués, des jeux de lumière essaient d'être mis en place dans un décor simpliste. Je vais peut-être m'avancer en disant qu'il s'agit probablement du même artiste mais le style reste le même.
Pour ma part, je trouve ce splash-art intéressant. Nombreux sont ceux qui le trouve moche et ils n'ont pas tort si on le compare aux splash-arts actuels, mais en 2010, ce style était en accord avec l'aspect de la Faille de l'invocateur, et le réalisme n'était pas la priorité.
 
J'espère que cet article vous a plu et que les suivants vous plairont !
 
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